Le Collectif, ainsi que quelques habitants d'Arches et des environs, a assisté en observateur à la réunion du CM d'Arches le jeudi 7 juin 2007. Comme pour Eloyes, la presse a relaté cette réunion.
En fin de séance (menée comme d'habitude au pas de charge), Etienne DUCHENE, Conseiller Municipal, a reposé la question de la mise à l'ordre du jour de la centrale, déjà plusieurs fois repoussée du revers de la main par le Maire.
Habilement (Etienne... pas le Maire), il a amené l'Assemblée à se prononcer sur cette mise à l'ordre du jour entraînant débat puis vote.
Par dix voix pour, une abstention et cinq voix contre, le point sera retenu à la surprise apparente du Maire qui ne souhaitait pas le voir inscrire.
Un débat animé s'est alors engagé, plusieurs interventions sont à remarquer, celle d'Etienne Duchêne sur le fond, mais aussi celles de plusieurs conseillers, qui, doutant aujourd'hui du bien fondé du projet, qui, s'interrogeant sur la ressource en bois pour 3 entités (englobant le futur projet Arjo-Wiggins), qui encore, remarquant judicieusement que si les politiques sont tous hostiles ou réservés et que même le Préfet diffère sa décision de 6 mois, c'est qu'il y a matière à s'interroger : "tout n'est pas clair".
Remarquables encore les quelques POUR les centrales qui invectivent les contre et même les abstentionnistes (bel exemple de tolérance), qui n'amènent aucun élément de fond et arguent seulement qu'ils ont déjà donné leur accord pour la vente des terrains et que cela suffit !
Remarquable toujours cet abstentionniste d'aujourd'hui qui motive sa décision car il ne dispose pas des éléments objectifs pour se déterminer. Nous tenons toujours les deux dossiers à disposition.
Après décision d'un vote à main levée (cinq étaient pour un vote à bulletin secret) 7 conseillers se sont déclarés toujours favorables aux projets de centrales, 5 sont ouvertement contre et 5 s'abstiennent.
Pour la première fois et alors que des pressions inadmissibles ont été exercées sur la plupart des conseillers, la majorité du CM d'Arches ne s'est pas prononcée POUR les centrales.
Cette évolution est intéressante même si elle est encore éloignée de nos craintes et de nos préoccupations.
Pour la première fois à Arches, des conseillers s'interrogent sur le fond du dossier et n'envisagent pas d'hypothéquer l'avenir pour eux et leurs enfants.
C'est tout à leur honneur, car il ne servirait à rien de reconnaître demain que nous avions raison en disant : << Si on avait su !>>.